Ce
livre est écrit dans le cadre de l'action spécifique
"Document et Organisation" – Réseau
Thématique Pluridisciplinaire "Document"
du CNRS
Auteur(s)
:
-
BLANC-MERIGOT M
- DELAVIGNE
V
- DIONISI
D
- GARDES
J
- GUYOT
B
- HOLZEM
M
- LABICHE
J
- NORMAND
S
- PEYRARD
C
- PEYRELONG
MF
- ROCHE
C
- TRUPIN
E
Résumé
Brigitte
Guyot, pour la sociologie de l’information, et Sylvie
Normand, pour la linguistique, se proposent d’étudier
la place du document dans le secteur de la propriété
industrielle en s’attachant à la description
de la transformation éditoriale d’un mémoire
technique en brevet d’invention. Leur approche disciplinaire
se croise au point de passage du monde scientifique au monde
juridique avec la prise en compte des marques énonciatives
et de la stratégie argumentative, d’une part,
de la dynamique sociale et d’une analyse sociologique
des pratiques des acteurs aux prises avec l’information,
d’autre part. Leur étude du document, doublée
d’entretiens avec des ingénieurs brevet, montre
à quel point celui-ci est indissociable de l’organisation
au sein de laquelle il est inséré et contraint
pour être transformé en formes opérationnelles
juridiquement incontestables.
|
Martine
Blanc-Merigot, Valérie Delavigne, Catherine Peyrard
et Marie-France Peyrelong se sont focalisées sur l’instruction
de la demande RMI dans un Centre d’Information et d’Action
Départemental. Cette approche venue de la sociologie
du travail, des sciences de l’information et de la linguistique
tentera d’articuler les dispositifs scripturaux (par
l’étude du formulaire), pratiques professionnelles
(par l’observation in situ des entretiens et l’interview
des professionnels) et pratiques discursives (par l’analyse
de la retranscription d’entretiens). Cette étude
de la mise en mots puis de la mise en document, saisie au
niveau du formulaire, met en évidence tout le travail
de traduction et de réduction opéré par
les assistantes sociales. Il révèle que le document
lui-même (le formulaire RMI rempli lors de l’entretien)
n’est qu’un élément d’objectivation
de la demande et de la personne et qu’il est profondément
encapsulé dans les activités de trame (inscrites
dans le statut professionnel) et de chaîne (ou d’accompagnement,
de traitement de la demande). Il faut donc chercher dans l'interaction,
dans l'autour, le contexte, ce qui va donner sens, permettre
les décisions, légitimer une situation personnelle
en un demandeur puis enfin, en un ayant droit.
Joël
Gardes, Dominique Dionisi, Eric Trupin et Jacques Labiche
dans le domaine des sciences pour l’ingénieur
se sont focalisés sur les concepts et les modèles
implicites qui sous-tendent le traitement assisté du
document par ordinateur. Les études terrains lors des
travaux de l’AS ont conforté l’approche
située du document. Les recherche initiales en SPI
étaient consacrées au document «métier»,
le travail pluridisciplinaire a interrogé cette notion
de métier et a remis en cause les modèles objets
et évènementiels utilisés jusqu’alors.
L’étude présentée considère
le document sous son aspect de support d’information
destiné à assurer des communications interpersonnelles
entre membres d’une même organisation ou d’organisations
différentes dans un but partagé. La notion d’infosphère
permettant de contextualiser la communication entre utilisateurs,
ou communautés d’intérêt, est discutée.
L’utilisation de ce concept d’infosphère
amène à reconsidérer les modèles
classiques des systèmes d’informations et revisite
la notion de canal de communication afin de proposer de nouvelles
perspectives pour les modèles et les systèmes
informatisés de traitement de documents. |